our
sa première exposition de l'année, le centre
d’art perpignanais "À cent mètres du centre
du monde" choisit l'artiste valencien Adrià Pina.
Sur un parcours artistique de 30 ans, Pina a souvent été
rangé dans la sphère Pop ou hiperréaliste
de type américain, bien qu'il se définisse lui-même
comme un peintre chaleureux, intimiste et méditerranéen.…
Pina, 47 ans, né à L’Alcúdia, au centre
du Pays Valencien, a basculé dans la créativité
dès l'âge de 17 ans, en penchant sans cesse pour
les mécanismes de la raison qui, aujourd'hui encore,
le guident vers la quotidienneté jusqu'à la
dépasser. Créateur d'oeuvres précoces
de grand format, jusqu'à des réalisations récentes
dans lesquelles les mains sont d'authentiques protagonistes
sur la toile, l'artiste a alterné les techniques, en
esquivant les tendances du moment, tout en livrant sa fidélité
à l'intention créatrice. Son trait parfait a
inventé un langage stylistique propre, qui rélève
la partie essentielle de l'objet, à la fois cachée
et déterminante. Inclassable ? Tant mieux, nous évitons
ainsi l'étiquetage qui invoque en nous des préjugés
et autres distances artificielles... Avec Pina, des nuances
clairement écologistes se font jour, comme un certain
réalisme critique, en écho aux contextes socio-politiques.
Au début des années 1980, à 20 ans à
peine passés, l'artiste a entrepris la création
de séries plastiques qui continuer d'alimenter son
actuelle notoriété.
Ce bagage lui a permis d'exposer à New-York, où
est située une importante proportion de son oeuvre.
On l'a revu dans les galeries de Londres et Madrid. Ses périodes
comprennent des séries, telles "Reclam" ("Appât"),
à partir de 1981, composée de techniques mixtes
de graphite et d'huiles sur toile, "Mans", entammée
en 1983, avec l'apport d'objets en 3D, dans une démarche
qui a soulevé l'intérêt de la "Chase
Manhattan Bank", conclu par l'acquisition d'une dizaine
de pièces. Lors d'étapes ultérieures,
l'artiste a inclus poussière de marbre, sciures, bois
et métal à son travail, en développant
les séries innovantes "Eines" et "Capses"
("Outils" et "Boîtes"). Adrià
Pina a effectué des séjours urbains à
Berlin, Barcelone, Vienne, Marseille et Rome, sources d'oeuvres
sans lesquelles la ville devient graphiquement identifiable.
Au final, cet artiste joue de ses obsessions personnelles,
notamment sur ses tableaux appartenant aux séries les
plus récentes.
Cette exposition montre le trait esthétique et frais
d'un jeune peintre qui parfait son style, jusqu'à franchir
des étapes de la pleine expérience, cédant
le pas à une intime conviction associée à
la mémoire culturelle.
A centre mètres du centre du monde
3, av. de Grande Bretagne – 66000 Perpignan
Jusqu'au 18 mars 2007, tous les jours de 15 à 19h.
Tel : 04 68 34 14 35 - www.acentmetresducentredumonde.com