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ontagne
sacrée des Catalans, situé à cheval sur
les comarques du Conflent, du Vallespir et du Ripollès,
le Canigó (Canigou) domine la plaine du Rosselló
(Roussillon). Culminant à 2784 mètres il est visible
depuis Prada, Perpinyà et Figueres, sa majesté
apparaît à l’horizon depuis la mer, le Languedoc
et la Provence. Sans conteste, le Canigó est un symbole
puissant, convoité par les poètes et les randonneurs
: au XIXème siècle, l’auteur Jacint Verdaguer
lui a consacré un long poème épique aux
résonances surréalistes, sobrement intitulé
“Canigó”, aujourd’hui classique de la littérature
catalane.
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Périodiquement menacé par l’aménagement
touristique, le site du Canigó a su conserver sa virginité,
tout en constituant un défi pour les sportifs du monde
entier qui apprécient ses voies d’escalade variées,
ses vastes plateaux, dont le Pla Guillem, ses refuges de Marialles
et des Cortalets. Depuis les années 1960, le Canigó
accueille les célébrations de la fête de
Sant Joan, le 23 juin : à cette date, la Trobada
del Canigó rassemble plusieurs milliers de personnes
autour du pic pour une nuit symbolique à la belle étoile.
Des centaines de fagots de bois, en provenance des communes
des Pays Catalans et allumés par la Flama del Canigó,
alimentent le feu communautaire. Le massif du Canigó
comprend, à 1100 mètres sur le flanc Sud, la grande
abbaye de Sant Martí del Canigó, témoin
de l’art roman primitif qui accueille le public depuis 1932,
après sa restauration qui a mis fin à plus d’un
siècle de désaffection. Le Canigó fait
partie du quotidien environnemental et économique : en
plaine du Rosselló, le vent d’ouest s’appelle Canigonenc
et nombre d’entreprises reprennent le terme Canigó
dans leur nom ou leur communication. En matière immobilière,
comme une vue sur la mer, une vue sur le Canigó est une
véritable valeur ajoutée.
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